Radionomy: La radio DIY attaquée en justice par les labels US!

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Macro of sheet music horizontal golden sepia background, with atmospheric lighting.Un groupe de labels et d’ayants droit américains vient juste de déposer une plainte contre Radionomy, la plateforme de radio DIY (Do It Yourself, ou « Fais le toi même », le slogan punk et libertaire du net), qui possède également Winamp et Shoutcast.

Pour justifier leur dépôt de plainte, les labels américains ont soutenu que Radionomy facilitait et faisait la promotion du piratage de masse de contenus audiovisuels en hébergeant les stations radio ‘pirates’ de ses utilisateurs.

Ces dernières années, l’industrie de la musique avait principalement concentré sa bataille contre les infractions liées à la réglementation sur le droit d’auteur sur les sites de torrent en ligne, les lieux de stockage de fichier en ligne ainsi que les index de MP3 non autorisés.

Cependant, ces derniers ne sont pas les seules ‘menaces’ qui existent pour l’industrie de la musique. Apparemment, les stations de radios en ligne, pourtant souvent gérées par de simples amateurs, représentent aussi un problème pour eux.

C’est ce qui a poussé une véritable coalition de labels US à porter plainte contre Radionomy, la plateforme qui permet à ses utilisateurs de commencer leur propre station de radio.

Dans la plainte qu’ils ont déposé auprès d’une cour de justice fédérale située en Californie, les labels Arista Records, LaFace Records, Sonic Music Entertainment et Zomba Recording accusent le service de plusieurs formes de violation des droits d’auteur et des réglementations américaines concernant le copyright.

Radionomy, qui possède également Winamp et Shoutcast, offre entre 30 000 et 50 000 stations de radio, qui sont toutes contrôlées par des utilisateurs. A travers diverses applications et sites internet, ces stations sont diffusées de manière libre et gratuite.

 » Les accusés gèrent un service de musique en ligne à travers lequel les utilisateurs peuvent écouter de la musique, ou créer des stations de radio pour diffuser de la musique, que les accusés diffusent dans le monde entier », peut on lire dans l’acte de dépôt de plainte déposé par les labels.

« Pour effectuer la programmation de leur radio, diffusée sur le service des accusés, les utilisateurs peuvent mettre en ligne de la musique provenant de leur collection personnelle, ou bien utiliser de la musique provenant de la librairie en ligne des accusés, contenant de la musique et des podcasts populaires. »

En plus de pouvoir choisir des morceaux dans la bibliothèque de Radionomy, les utilisateurs peuvent mettre en ligne leur propre musique, qu’ils ont créée et diffuser celle ci.

Les auditeurs à travers le monde peuvent se connecter et chercher une radio qui leur plaît en triant celles ci par genre, thématique, ou même par artiste.

Malgré le fait que beaucoup d’utilisateurs et d’auditeurs profitent du service et adorent celui ci, les labels affirment que Radionomy ne paye pas toutes les taxes dont le service devrait s’acquitter.

C’est pour cette raison qu’ils disent que le service facilite, permet et même fait la promotion de violations massives des droits d’auteurs.

Les labels ont fourni une liste de centaines de chansons qui ont été utilisées sur Radionomy sans avoir obtenu une quelconque permission des ayants droit.

Cette liste inclut notamment des chansons de Adele, Bob, Dylan, Britney Spears, Christina Aguilera, Elvis Presley, John Mayer, Michael Jackson, One Direction, Pink Floyd et Shakira, entre autres.

« Le 12 janvier 2016, une station localisée sur le service des accusés, nommée « One Direction The Radio » a diffusé les morceaux ‘Nobody Compares’ et ‘Something Great’, qui sont tous les deux des morceaux par ‘One Direction’ et qui sont la propriété exclusive des plaignants et/ou dont les droits sont exclusivement détenus par les plaignants » peut on lire dans un des extraits de la plainte.

Dans un autre exemple, les labels insistent sur le fait que Radionomy encourage ses utilisateurs à diffuser leur radio le plus largement possible, en offrant des récompenses aux radios attirant le plus d’auditeurs possible, et en fermant les radios ne rencontrant pas assez de succès sur la plateforme.

« Les accusés encouragent les utilisateurs à utiliser des morceaux populaires soumis aux droits d’auteur dans leurs radios, en leur offrant des récompenses sous la forme de paiements en liquide si ils créent une station de radio qui atteint une large audience et en menaçant de désactiver les radios qui n’atteignent pas les conditions minimum d’audience » peut on lire dans une autre partie de la plainte.

En fin d’année dernière, les labels s’étaient déjà tournés vers Radionomy, qui appartient au géant de l’audiovisuel et de la musique Vivendi, qui avait apparemment admis ne pas avoir payé de royalties à SoundExchange depuis 2014. En dépit de ces discussions, aucun accord n’avait pu être conclu entre les parties.

Ces entreprises de l’industrie de la musique regroupées ensemble, espèrent maintenant avoir de l’aide venant directement de la justice américaine, et ont demandé à ce qu’une injonction permanente soit prononcée pour forcer Vivendi à leur payer des droits d’auteur, et des dommages et intérêts en plus de cela.

Des dommages et intérêts dont le montant pourrait rapidement s’élever à des dizaines et des dizaines de millions de dollars.

Une histoire qui n’aura pour l’instant potentiellement pas de conséquences sur les utilisateurs du système de création de radio en ligne, mais qui montre encore une fois la nécessité de se protéger lorsque l’on entreprend de partager, de diffuser, ou même d’écouter de la musique sur Internet, en utilisant un service de VPN ou en passant par Usenet pour faire ce genre d’activités.

Il existe de nombreux services de VPN payants ou gratuits, comme Cyberghost, VyprVPN ou Hidemyass ou encore Usenetserver pour ceux qui préfèrent un fournisseur Usenet.

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